Bilan après 6 mois de vie dans une maison en paille
4 octobre 2010 par Yann
Bonjour,
Ça fait quelque temps que je n’avais plus rien publié. Il faut dire que ça fait quelque temps que je ne fais plus grand-chose dans la maison. Après les longs week-ends et les non moins longues soirées passées à poser des bottes de paille, construire les coffrages pour installer les linteaux et les appuis de fenêtres, poser le frein-vapeur, je dois avouer que la belle saison s’est avérée propice à lever le pied côté chantier. Il reste encore quelques petites choses à faire, mais nous sommes tout de même bien installés et ça attendra bien l’hiver. ![]()
Que dire de ces 6 mois passés dans la maison ? Eh bien après une saison de chauffe pour le moins courte (dernière flambée faite le 9 mars), nous n’avons pas eu de mauvaise surprise durant l’été. Je pense que nous allons envisager d’installer des stores extérieurs afin de limiter les apports solaires estivaux : la température intérieure restait supportable, mais il faut dire que nous laissions toutes les fenêtres oscillo-battantes ouvertes jour et nuit. Ceci nous a également permis de couper la VMC double-flux. Étant donnée la consommation électrique assez importante de cet appareil, et l’agrément incomparable de la ventilation naturelle, ce serait dommage de s’en priver…
Pour le moment, c’est encore en gestation, mais je commence à réfléchir à une solution qui permettrait d’adapter le débit de la VMC en fonction des paramètres d’ambiance intérieure et extérieure (température, taux d’humidité, éventuellement CO2 et gaz polluants) voire de piloter les stores extérieurs (ensoleillement). L’avantage serait de permettre de n’utiliser la VMC que lorsqu’elle est utile (notamment en limitant le renouvellement d’air lorsque l’air intérieur est propre (température, taux d’humidité, et taux de polluants) et que nous sommes absents, pour la déclencher lorsque c’est nécessaire. Rien de très palpable pour le moment, mais j’y réfléchis.
Pour information, j’utiliserai certainement une carte Arduino associée à une batterie de capteurs.
Côté jardin, nous avons semé un joli gazon anglais, qui a le mérite d’être à la fois esthétique et de pousser lentement : nous trouvons qu’il y a des tas de choses plus intéressantes que de tondre une pelouse, dans la vie, alors moins nous le faisons souvent et mieux nous nous portons. Dans le même esprit, nous avions semé de la prairie fleurie sur une zone assez importante afin de favoriser la biodiversité. Côté biodiversité, nous avons été servis, puisque nous avons découvert un nombre invraisemblable de variétés de sauterelles, de papillons et autres coléoptères dans le jardin. Sans parler des nombreux grillons et du plaisir du parfum des fleurs qui remplissaient l’air, le soir venu.
Mais -car oui, il y a un mais- je ne sais pas encore comment je vais procéder pour me débarrasser des milliers de plants de renouée persicaire dont les graines se sont réveillées lorsque nous avons travaillé le sol. Sur la partie engazonnée, ça va : le fait de tondre régulièrement a empêché les plants de venir à graine, mais dans les massifs de prairie fleurie… Aïe aïe aïe. S’agissant d’une plante annuelle (se reproduisant donc par mise en graine), j’ai procédé à un arrachage manuel afin de supprimer à la fois les plants et les graines sur une partie de la zone concernée, mais pas sur sa totalité. Les graines sont donc tombées au sol… :/ Sachant que nous souhaiterions éviter l’emploi de pesticides, il va falloir que je me penche sérieusement sur la façon dont je peux couper court à l’invasion, l’année prochaine. Je crois que nous touchons du doigt la difficulté de gérer un terrain en « bio ». Si quelqu’un a une idée sur la meilleure façon de procéder…
A bientôt,
Yann
Catégorie : Bioclimatisme, solaire, Ventilation | Il y a 1 commentaire !


