Enduit chaux-sable, NHL et perméance… (Un peu de technique, ça ne fait pas de mal ! :-) )
7 octobre 2007 par Yann
Bonjour !
Aujourd’hui, un « petit » billet sur la notion de « perméance », et sur l’impact de l’utilisation de différents types de chaux sur la perméance d’un enduit chaux-sable… Bon ok, il n’est pas si petit que ça, mais le sujet est vaste ! ![]()
Ceux d’entre vous qui ont déjà un peu potassé le sujet, savent qu’une des qualités primordiales d’une maison en paille est le fait que les murs « respirent », c’est-à-dire qu’ils laissent s’échapper certains éléments gazeux, présents dans l’atmosphère intérieure de la maison. Un des intérêts principaux de cette caractéristique est de pouvoir limiter les besoins de ventilation de la maison, ce qui constitue un des objectifs de la conception de maison bioclimatique : la maîtrise de la ventilation. En effet, l’humidité produite par nos activités (respiration, douche, lave-linge…) étant en grande partie « expirée » par la maison par le biais de ses murs, le débit d’air nécessaire pour maintenir une atmosphère saine dans la maison diminue, et par conséquent, les besoins de chauffage aussi…
Cette capacité est mesurée par la perméance, dont l’unité usuelle est le (c’est le moment de prendre votre respiration) « g.(m².h.mmHg)-1″. En résumé, ça indique quelle quantité de vapeur d’eau (c’est le « g », pour « grammes ») une surface d’un mètre carré (m²) de mur laisse passer en une heure (h), dans des conditions de pression correspondant à un millimètre de mercure (mmHg). Note : à ne pas confondre avec sa perméabilité, qui indique sa capacité à laisser traverser l’eau sous forme liquide… ou dans le cas précis d’un enduit, son incapacité à l’empêcher de pénétrer dans le mur.
Outre l’utilisation du matériau paille pour constituer les murs, la nature de l’enduit appliqué de part et d’autre des murs joue un rôle important sur la perméance. En effet, l’utilisation d’enduits conventionnels, prévus pour être appliqués sur des murs non respirants, risquerait de contrarier gravement la capacité de respiration de la maison, c’est pourquoi ce sont des enduits chaux-sable ou terre-chaux qui sont généralement appliqués sur les murs en paille. Pour notre part, nous souhaitons utiliser des enduits chaux-sable à l’extérieur. A la base, naïvement, je pensais qu’une fois arrivé là, le sujet était clos. Eh bien non, pas du tout : les enduits à la chaux, c’est tout un univers. Passionnant, mais vaste. Il y a plein de sortes de chaux différentes (et je ne parle pas des multitudes de types de sable…), et même en éliminant celles qui ne semblent pas utilisables pour un enduit respirant (NHL-Z, « chaux grise »…), il en reste encore 4 types :
- dans les chaux aériennes (CL = « Calcic Lime ») :
- la CL90
- dans les chaux hydrauliques naturelles (NHL = « Natural Hydraulic Lime ») :
- la NHL2,
- la NHL3,5
- la NHL5
D’une façon générale, on peut considérer que plus une chaux est hydraulique (la plus hydraulique étant la NHL5, et la moins hydraulique étant la CL90), plus elle possède une résistance mécanique élevée, et plus elle est étanche à l’eau.
Sachant que le pire ennemi de la paille est l’eau, mon premier réflexe a plutôt été de dire qu’on ferait nos enduits à la NHL5, surtout ceux de l’extérieur : « ce sera plus solide, et plus étanche à la pluie », me disais-je.
Mais j’ai quand même commencé à me poser des questions au sujet de la perméance du mur, en particulier au sujet de la « règle du 5:1″ (ou du « cinq pour un »). Selon cette dernière, pour éviter de voir s’imprégner d’eau les murs d’une maison respirante (pas uniquement en paille, d’ailleurs), il faudrait que la perméance du côté extérieur soit 5 fois plus élevée que celle du côté intérieur, afin de s’assurer que l’humidité de l’intérieur du bâtiment a plus de difficultés à entrer dans le mur qu’à en sortir. Bien souvent, cette règle est tout-à-fait ignorée, en construction conventionnelle, puisque les murs en parpaings ne sont pas respirants du tout, et que généralement les maisons en briques de terre cuite reçoivent un enduit non respirant en finition extérieure, et un pare-vapeur côté intérieur pour empêcher la vapeur d’eau de rentrer dans le mur. Le respect de cette règle voudrait qu’on combine la finition extérieure et la finition intérieure d’une maison de façon à ce que leurs perméances respectives donnent un rapport de 5:1, quitte à s’aider de freine-vapeur choisi de façon adéquate (ne pas confondre avec le pare-vapeur, qui est là pour empêcher totalement le passage de la vapeur d’eau). « Oui, mais… dans le cas d’une maison en paille recevant des enduits des deux côtés des murs, comment on peut faire ?? », me demandais-je ? Je m’étais dit qu’il serait peut-être possible de jouer sur la composition de l’enduit, et notamment sur la composition en chaux, pour rendre l’enduit intérieur moins perméant que l’enduit extérieur, et en particulier qu’il serait peut-être envisageable d’utiliser de la NHL5 à l’intérieur, et de la NHL3,5 ou NHL2 à l’extérieur. GLUPS ! Mais c’est exactement le contraire de ce que j’envisageais au départ !! 8-o Vous l’avez compris : les enduits à la chaux, c’est beau, mais c’est pas si simple…
Afin d’éclaircir tout ça, j’ai essayé de croiser différentes sources d’informations. J’ai notamment consulté Saint-Astier (un des principaux chaufourniers français), à qui j’ai demandé des informations sur la perméance et la perméabilité d’enduits à la chaux réalisés avec différentes sortes de NHL. Je n’avais pas grand espoir, mais à ma grande surprise, leur labo m’a fourni un document très complet présentant les Résultats des essais NHL de Saint-Astier, présentant les caractéristiques physiques de plusieurs types d’enduits, avec des éléments sur la perméabilité (« water permeability »), la perméance (« vapor permeability »), mais également des éléments sur la porosité, la résistance mécanique, etc. Ce document montre que la résistance mécanique et la perméabilité sont effectivement supérieures avec la NHL3,5 ou la NHL5 : l’imperméabilité et la résistance à la compression d’un enduit à la NHL5 seraient le triple d’un enduit à la NHL2, et la résistance à la flexion serait double. Il montre en revanche que la perméance n’évolue pas beaucoup, ou en tous cas pas dans les mêmes proportions : 0,55g.(m².h.mmHg)-1, contre 0,68g.(m².h.mmHg)-1 pour la NHL2. Utiliser de la NHL3,5 ou NHL5 pour l’enduit intérieur, et de la NHL2 ou NHL3,5 en enduit extérieur ne tient donc pas debout, puisqu’on sera dans tous les cas bien loin d’un rapport de 5:1. Après avoir fait quelques recherches complémentaires afin de comprendre les autres données fournies dans le document (voir notamment la page de Wikipedia sur le module de Young), il semblerait que l’élasticité d’un enduit à la NHL3,5 et a fortiori à la NHL5 soit largement inférieure à l’élasticité du bois, et a fortiori de celle de la surface en paille, et que l’élasticité d’un enduit à la NHL2 soit celle qui se rapproche le plus de celle du bois. Par exemple, si on prend le module d’élasticité du chêne ou de l’épicéa, ils sont respectivement de 12000MPa et 13000MPa. Celui d’un enduit à la NHL5 serait de 21500MPa, et celui d’un enduit à la NHL2 serait de 13375MPa (en prenant l’exemple d’un dosage « moitié sable / moitié NHL5″, et d’une mesure au bout de 24 mois).
Mon raisonnement est donc le suivant : plus un matériau est souple, moins il est susceptible de casser/craquer/se fissurer. Et plus un enduit est homogène avec son support, moins il sera soumis à une tension forte. Donc si la perméabilité à l’eau d’un enduit à la NHL2 est suffisante pour empêcher l’eau de pénétrer dans le mur, et que l’utilisation de NHL2 est susceptible de réduire le risque de fissure, la NHL2 est sans doute le meilleur possible pour garder la paille au sec.
Je continue mes recherches pour confirmer cette position, mais si vous avez des éléments complémentaires, je suis preneur…
Cet élément a été posté le Dimanche 7 octobre 2007 à 20:08 et est classé sous chaux, enduit, Technique. Vous pouvez suivre les réponses à cet article sur le flux RSS 2.0 feed. Vous pouvez répondre, ou mettre en place un trackback/rétrolien de votre propre site.
10 octobre 2007 à 23:37
Salut Yan,
Donc impossibilité de choisir un enduit extérieur sans tenir compte de l’enduit intérieur et vice et verça. Néanmoins le rapport de 1/5 pour la perméance me semble difficile à mettre en pratique, mais est-ce vraiment important?
11 octobre 2007 à 0:31
A mon avis, ça ne doit pas craindre grand-chose : c’est juste que je me demandais si c’était possible d’appliquer cette règle, et comment.
Disons qu’en respectant cette règle, on est sensé être tranquille même dans les conditions les plus sévères pour les murs, du point de vue de la formation de condensation. Par exemple les cas de météo avec brouillard givrant : on a dans ce cas à la fois une atmosphère froide qui va amener la vapeur d’eau à rencontrer le « point de rosée » assez tôt dans sa traversée du mur ET un air extérieur déjà saturé en humidité.
A côté de ça, la plupart des maisons en paille qui sont construites reçoivent des enduits similaires sur les deux faces, et ça n’a pas l’air de mal se passer, y compris pour les maisons construites au Canada (où ils ont des hivers bien plus froids qu’en France, et en Bretagne en particulier…), et y compris pour les maisons construites avec la technique du GREB, où les mortiers sont partiellement composés de ciment, bien moins respirants qu’un enduit à la chaux… Et les enduits de Kolotec sont faits à la NHL2…
17 octobre 2007 à 13:33
très sympa et très complet cette petite recherche sur les enduits de chaux, merci!!!
je tiens simplement à rajouter : il existe des enduits chaux/plâtre à couper (aspect très poreux) qui respectent cette règle des 1/5.
je ne connais pas les références de ces enduits, mais des références internet, malheureusement en flamand – oui, je suis belge,(http://petersteen.lmd.be/index.php?option=com_content&task=view&id=25&Itemid=29).
il y a donc certainement moyen de faire quelques recherches de ce côté
18 octobre 2007 à 1:13
yann
oui, bon la CL 90 ça va à peine trop chiante à utiliser
la chaux (blanche) aérienne éteinte de qualité c’est celle de marque BATIDOL
(point P où ailleur)
quand on a connu, difficile de jurer par autre chose.
elle est d’une grande pureté et elle respire bien
si pas comprendre, YANN,vous pouvez me joindre
fran-cisco@wanadoo.fr
19 octobre 2007 à 12:53
Ben pour tout dire, François, non, j’ai pas trop compris : l’article ne parle quasiment pas de chaux aérienne (CL90), mais surtout de chaux hydraulique (NHL)…
20 octobre 2007 à 18:54
Bonjour yann,
Tres intéressant ce post sur les NHL.
2 points cependant:
MORTARS est un labo indépendant qui font des tests sur les produits industriels donnés par l’industriel. Il est donc nécessaire que le produit utilisé pour analyse soit une version définitive et conforme à celle distribuée. En effet, la calcination (cuisson de la roche)étant le poste le plus onéreux dans la fabrication d’une chaux, il est tentant pour l’industriel de surchauffer ses roches afin de gagner du temps. Pourtant une chaux ne peut conserver ses propriétés que si on reste sous les 1000 degrés. Si tu obtiens un document de cesa certifiant une température de cuisson inférieure à 1000 degrés, je te paye le meilleur resto de ta ville. La conséquence est que dans la partie argileuse de leur veine de roche, seraient contenus des C2S « klincker », qui molléculairement se transforment en C3S lors d’une surcuisson. Les C3S sont aussi appelés ciment. Il est donc possible de faire tester des produits en labo, cuits à la bonne température, puis en distribuer d’autres. Sur une chaux le budget cuisson peut atteindre 46 % du cout final. Vois tu l’impact sur le positionnement marché?
C’est chaud la chaux, extrait de mon spectacle one man show.
30 octobre 2007 à 13:13
François,
A priori la Batidol n’est pas une CL90, mais une DL85, et je n’ai jamais vu de préconisations pour de la DL85 sur un mur en paille…
A + !
Yann
30 octobre 2007 à 13:22
Jean-Marc,
Oui, je vois… Par contre ça me paraîtrait un peu dingue qu’ils aient le droit de faire tester un produit et d’en commercialiser un autre. C’est un peu comme si on faisait tester une poupée en bois du Jura pour avoir la norme NF, et qu’on vendait des poupées en plastique chinois sous cette norme…
Dans la pratique, si on tombe sur de la chaux « surcuite », ça revient à dire que son comportement va se rapprocher d’une NHL-Z, si je ne m’abuse. Auquel cas, elle sera vraisemblablement plus rigide, moins élastique, moins respirante, et ça va plutôt dans le sens de mettre de la NHL2, qui sera toujours plus souple, plus élastique, plus respirante qu’une NHL3,5 ou NHL5, même surcuite. Non ?
4 janvier 2008 à 14:39
Bonjour,
Je viens me joindre à la réflexion générale en venant apporter un témoignage sur les enduits à la chaux aérienne, d’une part, et pour poser une question sur les enduits extérieurs ensuite.
Nous avons construit une maison en brique de bisotherm (sorte de pierre reconstituée à base de pierre volcanique) qui a la propriété de laisser les murs respirer, d’être auto-isolante (murs de 30 cm d’épais), et d’être imperméable à la pluie. Ca fait maintenant plus d’un an qu’on a amménagé et effectivement, la maison respire et il n’y a aucune infiltration d’eau. A l’intérieur, dans toutes les pièces nous avons réalisé des enduits à la chaux aérienne (tradical 98) – mélange = 1 volume de chaux pour 3 volumes de sables. 2 couches ont été nécessaire, une d’accroche (corps d’enduit) et une couche de finition + éventuels badigeons à la chaux aussi , évidemment. C’est un matériaux très agréable à travailler dans la mesure où on prépare l’enduit à l’avance, la veille ou la semaine d’avant, on stocke l’enduit sous des bâches et il reste près à l’emploi. Il m’en reste actuellement 4 grosses bassines (environs 6 bétonnières) que je stocke sous plastique dans ma cave et que je réutiliserais pour une des pièces des combles plus tard).
Maintenant la question que je me pose, c’est effectivement pour l’enduit extérieur, un enduit à la chaux aérienne risque de fissurer, comment doser – est-ce quelqu’un connait ces dosages? Merci de vos réponses
Maël
7 janvier 2008 à 19:09
A priori, tu as un support assez facile à enduire, ça ne devrait pas poser de problème majeur. Tu peux te référer au bouquin de Julien Fouin : http://www.amazon.fr/Chaux-naturelle-D%C3%A9corer-restaurer-construire/dp/2841565602 , je l’ai trouvé très complet et tu devrais y trouver tes réponses…
Une question : est-ce-que tes enduits intérieurs à la chaux aérienne ont fissuré ?
18 mars 2008 à 23:18
je ne sais pas ci cela peut vous aider mais voici ce que j’ai pu glaner sur internet au suget de teste de permance au canada
dsp-psd.pwgsc.gc.ca/Collection/NH18-22-100-132F.pdf
http://dsp-psd.pwgsc.gc.ca/Collection/NH18-22-100-132F.pdf
1 avril 2008 à 15:21
Bonjour,
J’ai une petite question pour Maël :
Vous dites que vous avez utilisé du tradical 98 pour l’enduit de vos murs intérieurs. Cela semble être le produit idéal que je recherche depuis un moment maintenant ! Je voulais donc savoir où je peux m’en procurer et quels sont les dosages à respecter (pour l’eau).
Je voulais également savoir si vous aviez déjà réalisé un enduit extérieur ou si vos murs étaient toujours à nu. En effet, nous sommes en train de faire construire notre maison avec le même matériau que vous, et nous n’aurons pas les moyens financiers de faire l’enduit extérieur tout de suite. Cela peut-il attendre ou vaut-il mieux enduire tout de suite ?
Merci beaucoup pour votre réponse.
2 avril 2008 à 23:30
Bonjour Michèle,
Ils vendent de la Tradical 98 chez Domus. Pour le dosage d’un enduit à la chaux aérienne (la Tradical 89 est une CL90), a priori c’est 2-3 volumes de sable pour un volume de chaux, avec pour le sable une moitié de sable 0,2 et une moitié de sablon (sable très fin). Quant au volume d’eau, a priori le mieux est d’essayer de trouver la quantité minimale pour avoir une consistance permettant d’appliquer l’enduit. Je conseille vivement un stage, et éventuellement un accompagnement technique sur chantier par quelqu’un qui connaît un peu le domaine, quand même.
NB : une couche de finition à la CL90 en extérieur est acceptable, mais faire le corps d’enduit à la CL90 pure est généralement déconseillé : sa perméabilité à l’eau est insuffisante, donc de l’eau risque de passer derrière l’enduit, auquel cas il y a risque de désordre, car l’eau pourrait pénétrer dans le mur si le matériau constituant n’est pas vraiment imperméable, et même s’il l’est il risque peut-être d’y avoir des soucis en cas de gel (dilatation de l’eau située derrière l’enduit, fissures…). NB : ce n’est que mon avis, je ne suis pas pro.
7 avril 2008 à 22:15
Merci beaucoup pour votre réponse Yann.
Nous avons trouvé le Tradical 98 chez Simc et
nous commençons les enduits intérieurs à la chaux demain ! (youpi!ça avance!)
Pour l’extérieur, nous ne comptions pas utiliser ce type de chaux, mais plutôt du Tradifarge (chaux hydrolique). Mais bon, comme je le disais, nous ne pourrons pas le faire tout de suite et je m’inquiétais par rapport à cela (étanchéité notamment).
10 avril 2008 à 11:01
Bonjour,
Concernant la perméance des parois paille, pourquoi ne pas partir sur un enduit terre à l’intérieur et un mortier bâtard NHL2 + CL 90 pour l’extérieur. On pourrait également penser à un MPC (motier plâtre et chaux + sable), sachant que nombre de façades parisiennes sont traitées avec des MPC, mais vérifier la perméance.
A propos de l’eau qui pourrait s’infiltrer dans la parois si l’enduit est perméant, l’excés d’eau s’évaporera dès les conditions seront réunies.
Concernant la logique sur les liants, on peut dire que plus il y a d’argile plus le liant et solide mais moins il est perméant. Suffit de savoir ce que l’on recherche.L’échelle serait : CL 90, NHL 2 3.5 et 5, puis les ciments très loin car beaucoup plus durs mais pas du tout perméant. Aussi, attention aux préparations des cimentiers qui mélange chaux et ciment, il ne faut alors par attendre de perméance.
Enfin, je suis artisan et je vous conseille le bouquin de Jean-François Bertoncello et Julien Fouin des éditions du Rouerge, ça donne pas le tour de main mais d’excellentes bases sur les enduits traditionnels. Vous pouvez penser également à un stage à Maison Paysannes de France.
A vos auges, partez!
11 avril 2008 à 20:46
Bonjour Jean-Hugues,
J’ai le bouquin « La chaux naturelle – décirer, restaurer et construire », de Julien Fouin aux éditions du Rouergue, mais pas trace de Bertoncello dans les auteurs. Tu veux parler d’un autre livre ?
A + !
Yann
27 mai 2008 à 23:32
Salut à tous
j’espère que le débat n’est pas clos j’aurais voulu savoir si pour un enduit intérieur sur mur en pierre utiliser une chaux NHL 3.5 (que j’ai déjà en ma posséssion) présentait une grosse différence avec une chaux CL 90 souvent conseillé(que je n’est pas c’est la tout le problème) . Aussi est ce possible de faire le corps de l’enduit avec une NHL et la finition avec un CL?
merci d’avance
7 juin 2008 à 23:27
Bonjour Mat,
Une grosse différence à quel point de vue ? Perspirance ?
A + !
Yann
11 octobre 2008 à 0:47
Salut Yann.
Je trouve ce blog très intéressant et j’aurais deux ou trois question à vous poser.
Je réalise une construction GREB en ce moment et j’approche de la phase « enduit ».
Je voudrais savoir quel genre de chaux je dois utiliser en extérieur ainsi qu’en intérieur pour respecter au mieux cette histoire de perméance des murs paille et pour quel dosage (eau, sable, chaux?
Combien de passes faut-il compter (gobetis, enduit de finition et faut-il doser différement entre deux couches?
Et enfin, êtes vous au courant de la pose de fibre de verre sur le bois pour faciliter l’accroche de cet enduit?
Merci d’avance pour vos réponses et à bientôt.
Benjamin.
13 octobre 2008 à 15:02
Bonjour Benjamin,
Etant donné que tu fais une construction GREB, je pense que le mieux est de suivre les préconisations GREB / Approche-Paille. Ils ont déjà éprouvé leur technique, et pour autant que je sache elle fonctionne. Et pourtant elle s’écarte allègrement de la règle des 5:1, puisque la nature et l’épaisseur du mortier sont identiques côté interieur et extérieur… Partant de là, autant aller jusqu’au bout, et faire la même chose que ce qu’ils font tous, et qui semble marcher… Tu as le bouquin vendu par Approche-Paille, qui décrit la technique ? Je ne l’ai pas sous la main, mais de mémoire ils détaillent également la finition non ?
A + !
Yann
21 octobre 2008 à 16:45
Bonjour à tous,
Je m’apprête à refaire les enduits de plusieurs pièces de ma maison, et je souhaiterais les faire évidemment à base de chaux et sable.
Les murs ont été décroutés l’année dernière (ciment en façade, et cloison brique-ciment à l’intérieur…beurk), pour réparer les gros problèmes d’humidité que nous avions. Nous avons fait traité cela par electro-osmose, et les murs sont maintenant secs.
Ma question est donc : quelle chaux utiliser pour mes enduits intérieurs ? Aux vues de mes recherches, je dirais une chaux NHL 3.5 ferait l’affaire, mais je n’ai aucune certitude. Le fait est que je souhaiterais que mes murs respirent afin d’éliminer définitivement tout problème d’humidité.
Merci à vous qui me répondrez !
Mathias