Ti Plouz – une maison bioclimatique en paille en Bretagne

Planète bleue / France / Bretagne / Côtes d’Armor / Lannion

Première journée du stage « Construire en paille »

25 janvier 2008 par Yann

Je n’en avais pas parlé, mais il se trouve que mon cadeau de Noël était… l’inscription à un stage « Construire en paille », organisé par l’association « Les amis du petit patrimoine« . C’est ce qu’on appelle un cadeau joignant l’utile à l’agréable ! :-)

Ce stage se déroule à Saint Sulpice la Forêt, près de Rennes. Il est animé par Christian Gérard, qui prend soin d’aider tout un chacun à « gérer ses peurs » : humidité, solidité d’une maison sans dalle en béton de ciment…

La formation se déroule sur 4 jours, étalés sur 4 mois. L’ambiance est très sympa, au menu de cette première séance, nous avons pu monter un peu d’ossature bois et monter les bottes de paille dans le mur. Certains ont également pu expérimenter le montage de briques monomur : super fastoche, une fois qu’on est de niveau, d’après ce que j’ai pu voir.

Petite anecdote marrante, toujours dans la série « la paille et le feu » : il y a 3 pompiers qui suivent le stage de construction paille ! Comme quoi, ça n’a pas l’air de trop inquiéter les principaux intéressés ! :-)

Au menu des séances suivantes : l’isolation d’un pan de toiture, le montage d’un mur en technique Nebraska, et des enduits terre… Miam, vivement dans un mois !

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Paille & humidité : thèse universitaire + stage sur l’hygrométrie d’un mur en paille

14 janvier 2008 par Yann

Bonjour !

Quand on parle de construire en paille, une des craintes les plus répandues porte sur le risque de pourrissement en cas d’humidité. Mais ce qu’on appelle simplement « humidité » regroupe plusieurs formes (vapeur d’eau, eau liquide…) et des mécanismes de transfert relativement complexes, variant suivant ces formes. Ce sujet a fait l’objet d’une thèse de recherche universitaire, réalisée à l’Ecole d’Informatique & de Technologie de l’Université de Londres Est, par Jakub Wihan.

Pour ceux qui souhaitent approfondir ce sujet, Jakub Wihan animera une formation sur ce thème à Marsaz (Drôme) les 8 et 9 mars 2008. Le stage est organisé par Anarchitecture et Amazonails. Vous trouverez plus d’informations sur http://www.strawbalefutures.org.uk/stagehumidite.html.

Par ailleurs sa thèse est accessible librement, mais par contre 1) c’est une thèse de recherche et 2) c’est en anglais, ça reste donc un contenu assez peu accessible. Ceci dit, si vous lisez l’anglais, le jeu en vaut la chandelle : le document détaille de façon précise les connaissances établies sur le fonctionnement hygrométriques d’un mur en paille, notamment ses fameuses caractéristiques « perspirantes », et permet de se mettre les idées au clair sur la réalité technique du fonctionnement hygrométrique d’un mur en paille, aussi loin des préjugés pessimistes de base (« la paille ça pourrit ») que des préjugés optimistes (« meuh non, c’est magique, ça respire, y’a pas de problème, ça peut pas pourrir ! »).

A mon avis, ce type de recherche a une valeur inestimable pour les acteurs de la construction en paille : même si les erreurs à ne pas commettre sont relativement bien connues, plus on en aura une connaissance fine, et mieux on sera à même d’éviter de les commettre, et donc de « faire bien du premier coup, à tous les coups ». Construire une maison implique de gros investissements (finances, temps passé…), et personne n’a envie de reprendre les travaux une fois la maison achevée… Sans compter que montrer l’exemple sur ce qu’il est possible de faire en écoconstruction, c’est bien, mais il n’y a rien de pire qu’un mauvais exemple : les détracteurs de cette méthode de construction (y compris dans l’industrie du bâtiment) auront beau jeu d’exploiter les difficultés rencontrées par certains à cause de problèmes de conception ou de réalisation, ce qui ne manquerait pas d’inhiber beaucoup de bonnes volontés et de freiner le développement de ce qui semble être la méthode de construction la plus respectueuse de l’environnement, à tous point de vue…

Voici un résumé en français des éléments principaux de la thèse, afin de les rendre accessible au plus grand nombre…

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Catégorie : Coup de coeur, Technique, enduit | Il y a 7 commentaires !

Paille & humidité : thèse universitaire + stage sur l’hygrométrie d’un mur en paille

14 janvier 2008 par Yann

Bonjour !

Quand on parle de construire en paille, une des craintes les plus répandues porte sur le risque de pourrissement en cas d’humidité. Mais ce qu’on appelle simplement « humidité » regroupe plusieurs formes (vapeur d’eau, eau liquide…) et des mécanismes de transfert relativement complexes, variant suivant ces formes. Ce sujet a fait l’objet d’une thèse de recherche universitaire, réalisée à l’Ecole d’Informatique & de Technologie de l’Université de Londres Est, par Jakub Wihan.

Pour ceux qui souhaitent approfondir ce sujet, Jakub Wihan animera une formation sur ce thème à Marsaz (Drôme) les 8 et 9 mars 2008. Le stage est organisé par Anarchitecture et Amazonails. Vous trouverez plus d’informations sur http://www.strawbalefutures.org.uk/stagehumidite.html.

Par ailleurs sa thèse est accessible librement, mais par contre 1) c’est une thèse de recherche et 2) c’est en anglais, ça reste donc un contenu assez peu accessible. Ceci dit, si vous lisez l’anglais, le jeu en vaut la chandelle : le document détaille de façon précise les connaissances établies sur le fonctionnement hygrométriques d’un mur en paille, notamment ses fameuses caractéristiques « perspirantes », et permet de se mettre les idées au clair sur la réalité technique du fonctionnement hygrométrique d’un mur en paille, aussi loin des préjugés pessimistes de base (« la paille ça pourrit ») que des préjugés optimistes (« meuh non, c’est magique, ça respire, y’a pas de problème, ça peut pas pourrir ! »).

A mon avis, ce type de recherche a une valeur inestimable pour les acteurs de la construction en paille : même si les erreurs à ne pas commettre sont relativement bien connues, plus on en aura une connaissance fine, et mieux on sera à même d’éviter de les commettre, et donc de « faire bien du premier coup, à tous les coups ». Construire une maison implique de gros investissements (finances, temps passé…), et personne n’a envie de reprendre les travaux une fois la maison achevée… Sans compter que montrer l’exemple sur ce qu’il est possible de faire en écoconstruction, c’est bien, mais il n’y a rien de pire qu’un mauvais exemple : les détracteurs de cette méthode de construction (y compris dans l’industrie du bâtiment) auront beau jeu d’exploiter les difficultés rencontrées par certains à cause de problèmes de conception ou de réalisation, ce qui ne manquerait pas d’inhiber beaucoup de bonnes volontés et de freiner le développement de ce qui semble être la méthode de construction la plus respectueuse de l’environnement, à tous point de vue…

Voici un résumé en français des éléments principaux de la thèse, afin de les rendre accessible au plus grand nombre…

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