Ti Plouz – une maison bioclimatique en paille en Bretagne

Planète bleue / France / Bretagne / Côtes d’Armor / Lannion

Chantier participatif « paille » et stage « enduit terre »

24 mars 2009 par Yann

Bonjour,

20032009243

Vous avez remarqué ? Le projet avance et le moment tant attendu approche : bientôt, à nous la paille !

Nous organisons donc une série de chantiers participatifs et un stage « enduit terre ».
Si vous voulez venir vous exercer en vue d’un projet, ou apprendre pour le plaisir, nous serons heureux de vous accueillir… :) Et si vous voulez diffuser l’information autour de vous, n’hésitez pas !

Pour résumer, nous avons cherché à utiliser une technique de construction paille optimisée dans laquelle :
- l’ossature bois et le bardage sont réalisés par des artisans (DTU, décennale) : quantité de travail réduite pour nous, abordable sans être auto-constructeurs à plein temps,
- la mise en place de la paille et des enduits intérieurs se font entièrement à l’abri des intempéries : l’organisation des travaux (et des congés…) n’est pas tributaire de la météo

Chantiers participatifs (découpe, trempage et mise en place de bottes de paille)
- du 18 au 20 avril
- du 24 au 26 avril
- du 1er au 10 mai
-> l’inscription se fait au moins à la journée

Stage « enduits terre intérieurs » encadré par une professionnelle de Botmobil
- du 11 au 15 mai
-> Inscription pour les 5 jours demandée,
-> Aucune participation demandée (hors adhésion à Botmobil : 25€)

Que ce soient pour les chantiers ou le stage, le gîte (pour les personnes qui viendraient de loin), le couvert (ambiance chantier/rustique…), et la bonne humeur sont offerts. Nous souhaitons toutefois un engagement ferme de la part des personnes souhaitant s’inscrire, afin de permettre de nous organiser (nourriture, covoiturage…)…

Alors… à bientôt ? :-)
Yann et Rozenn

Catégorie : Evénement, Main à la pâte, Non classé | Il y a 2 commentaires !

Paille & humidité : thèse universitaire + stage sur l’hygrométrie d’un mur en paille

14 janvier 2008 par Yann

Bonjour !

Quand on parle de construire en paille, une des craintes les plus répandues porte sur le risque de pourrissement en cas d’humidité. Mais ce qu’on appelle simplement « humidité » regroupe plusieurs formes (vapeur d’eau, eau liquide…) et des mécanismes de transfert relativement complexes, variant suivant ces formes. Ce sujet a fait l’objet d’une thèse de recherche universitaire, réalisée à l’Ecole d’Informatique & de Technologie de l’Université de Londres Est, par Jakub Wihan.

Pour ceux qui souhaitent approfondir ce sujet, Jakub Wihan animera une formation sur ce thème à Marsaz (Drôme) les 8 et 9 mars 2008. Le stage est organisé par Anarchitecture et Amazonails. Vous trouverez plus d’informations sur http://www.strawbalefutures.org.uk/stagehumidite.html.

Par ailleurs sa thèse est accessible librement, mais par contre 1) c’est une thèse de recherche et 2) c’est en anglais, ça reste donc un contenu assez peu accessible. Ceci dit, si vous lisez l’anglais, le jeu en vaut la chandelle : le document détaille de façon précise les connaissances établies sur le fonctionnement hygrométriques d’un mur en paille, notamment ses fameuses caractéristiques « perspirantes », et permet de se mettre les idées au clair sur la réalité technique du fonctionnement hygrométrique d’un mur en paille, aussi loin des préjugés pessimistes de base (« la paille ça pourrit ») que des préjugés optimistes (« meuh non, c’est magique, ça respire, y’a pas de problème, ça peut pas pourrir ! »).

A mon avis, ce type de recherche a une valeur inestimable pour les acteurs de la construction en paille : même si les erreurs à ne pas commettre sont relativement bien connues, plus on en aura une connaissance fine, et mieux on sera à même d’éviter de les commettre, et donc de « faire bien du premier coup, à tous les coups ». Construire une maison implique de gros investissements (finances, temps passé…), et personne n’a envie de reprendre les travaux une fois la maison achevée… Sans compter que montrer l’exemple sur ce qu’il est possible de faire en écoconstruction, c’est bien, mais il n’y a rien de pire qu’un mauvais exemple : les détracteurs de cette méthode de construction (y compris dans l’industrie du bâtiment) auront beau jeu d’exploiter les difficultés rencontrées par certains à cause de problèmes de conception ou de réalisation, ce qui ne manquerait pas d’inhiber beaucoup de bonnes volontés et de freiner le développement de ce qui semble être la méthode de construction la plus respectueuse de l’environnement, à tous point de vue…

Voici un résumé en français des éléments principaux de la thèse, afin de les rendre accessible au plus grand nombre…

Lire la suite »

Catégorie : Coup de coeur, Technique, enduit | Il y a 7 commentaires !

Paille & humidité : thèse universitaire + stage sur l’hygrométrie d’un mur en paille

14 janvier 2008 par Yann

Bonjour !

Quand on parle de construire en paille, une des craintes les plus répandues porte sur le risque de pourrissement en cas d’humidité. Mais ce qu’on appelle simplement « humidité » regroupe plusieurs formes (vapeur d’eau, eau liquide…) et des mécanismes de transfert relativement complexes, variant suivant ces formes. Ce sujet a fait l’objet d’une thèse de recherche universitaire, réalisée à l’Ecole d’Informatique & de Technologie de l’Université de Londres Est, par Jakub Wihan.

Pour ceux qui souhaitent approfondir ce sujet, Jakub Wihan animera une formation sur ce thème à Marsaz (Drôme) les 8 et 9 mars 2008. Le stage est organisé par Anarchitecture et Amazonails. Vous trouverez plus d’informations sur http://www.strawbalefutures.org.uk/stagehumidite.html.

Par ailleurs sa thèse est accessible librement, mais par contre 1) c’est une thèse de recherche et 2) c’est en anglais, ça reste donc un contenu assez peu accessible. Ceci dit, si vous lisez l’anglais, le jeu en vaut la chandelle : le document détaille de façon précise les connaissances établies sur le fonctionnement hygrométriques d’un mur en paille, notamment ses fameuses caractéristiques « perspirantes », et permet de se mettre les idées au clair sur la réalité technique du fonctionnement hygrométrique d’un mur en paille, aussi loin des préjugés pessimistes de base (« la paille ça pourrit ») que des préjugés optimistes (« meuh non, c’est magique, ça respire, y’a pas de problème, ça peut pas pourrir ! »).

A mon avis, ce type de recherche a une valeur inestimable pour les acteurs de la construction en paille : même si les erreurs à ne pas commettre sont relativement bien connues, plus on en aura une connaissance fine, et mieux on sera à même d’éviter de les commettre, et donc de « faire bien du premier coup, à tous les coups ». Construire une maison implique de gros investissements (finances, temps passé…), et personne n’a envie de reprendre les travaux une fois la maison achevée… Sans compter que montrer l’exemple sur ce qu’il est possible de faire en écoconstruction, c’est bien, mais il n’y a rien de pire qu’un mauvais exemple : les détracteurs de cette méthode de construction (y compris dans l’industrie du bâtiment) auront beau jeu d’exploiter les difficultés rencontrées par certains à cause de problèmes de conception ou de réalisation, ce qui ne manquerait pas d’inhiber beaucoup de bonnes volontés et de freiner le développement de ce qui semble être la méthode de construction la plus respectueuse de l’environnement, à tous point de vue…

Voici un résumé en français des éléments principaux de la thèse, afin de les rendre accessible au plus grand nombre…

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Catégorie : Coup de coeur, Technique, enduit | Il y a 5 commentaires !